C’est l’occasion de découvrir Laurie Darmon !

Image par cocoparisienne de Pixabay

Alors que ce vendredi, le nouvel album de Laurie Darmon doit sortir, j’ai eu l’envie de vous faire découvrir un peu plus, voire complètement, l’univers de celle-ci.

C’est en 2015 que Laurie Darmon débarque avec un premier EP baptisé très simplement « Mesure première ». C’est encore timide, c’est encore à approfondir, mais l’on sent rapidement un fort potentiel artistique derrière les thématiques que la chanteuse propose.

Mon premier coup de cœur s’intitule « L’envie d’écrire », qui aborde avec délicatesse le rapport aux mots, au besoin de poser sur du papier tout ce qui peut tourmenter un esprit. Mieux qu’un très long texte à ce sujet, je vous propose de découvrir les mots que Laurie Darmon a choisi elle même pour se faire.

L’année suivante, Laurie Darmon réitère avec un second EP. Nous sommes en 2016 et « Mesure seconde » se dévoile au travers de 5 nouveaux titres. On reste dans le même univers avec ce même ressenti d’un potentiel qui s’éveille peu à peu.

Pour illustrer cet EP, j’ai choisi le morceau intitulé « Bonjour tristesse » qui, contrairement au titre évocateur, ne vous fera pas sombrer en tragique dépression. Je vous laisse juger.

Mais c’est avec « Rupture » que l’artiste commence à réellement jongler avec le pouvoir des mots.

2017 marquera ensuite un premier véritable tournant. Cette fois, Laurie Darmon se livre, déballe ses tripes, et raconte un passé tourmenté, des failles, des blessures, des doutes. C’est en dévoilant le titre « Février 91 », qui fait littéralement le bilan des années déjà vécues par l’artiste, qu’elle impose complètement un style personnel, sensible et touchant.

C’est sous ce même nom que son premier véritable opus sort, la même année.

Début 2019, Laurie Darmon signe son retour. Après un titre mélancolique, elle décide d’offrir une nouvelle facette de sa personnalité en dévoilant « On bai. » qui, à défaut d’être touchant, donne clairement envie de bouger et d’en découvrir encore plus.

Avec « On Bai », c’est aussi la bonne nouvelle d’un nouvel EP qu’il faut retenir, intitulé « Dévêtue ». Cette fois, Laurie Darmon n’hésite plus à approfondir ses thématiques, surfant entre une pensée moderne, notamment sur des sujets comme la sexualité, une rédaction de texte impeccable et des rythmes entraînants.

En guise d’exemple de ce que l’on peut trouver dans cet EP, en dehors du titre « On Bai. », je vous propose de découvrir « Îles grecques » qui aborde avec intelligence le thème de la jalousie.

Ainsi, après un single déchirant, Laurie Darmon s’impose à présent sur des titres plus solaires. Pour autant, elle n’abandonne pas ses failles puisque, quelques mois plus tard, elle livre « Mai 2018 » qui sonne comme une suite du fameux « Février 91 ». Cette fois, elle y aborde un sujet plus tragique, peu évoqué en musique, et pourtant très personnel puisqu’il fait partie de sa propre histoire : l’anorexie. Inutile, là encore, de développer davantage. Laurie Darmon le fait tellement parfaitement elle même.

Toujours à mi-chemin entre femme fragile et femme qui s’assume, l’artiste a dévoilé, il y a peu, un nouvel single pour préparer la sortie de son nouvel album. « Extase » aborde une nouvelle fois la thématique de la sexualité, sans pour autant tomber dans quelque chose de dégradant, bien au contraire.

Il existe des tas d’autres titres de Laurie Darmon à découvrir, et bien d’autres encore à venir, puisque son nouvel album sortira ce vendredi 24 janvier. L’occasion, sans doute, d’y découvrir de nouvelles pépites musicales.

Les sorties de la semaine !

Ami(e)s amoureux(ses) de musique, chaque vendredi est un peu le meilleur jour de la semaine puisqu’il annonce les sorties albums et singles de tout un tas d’artistes que l’on aiment, ou pas d’ailleurs. 

Cette semaine, plusieurs pépites au programme. On va passer en revue les sorties albums de Jeanne Cherhal, Rose ou encore de Stephan Eicher.

Côté singles, il y a également eu de quoi faire entre le nouveau Maëlle, Amoure, Arcadian ou encore TRENTE.

Jeanne Cherhal – L’an 40

Je suis Jeanne Cherhal depuis ses débuts et, comme vous l’imaginez bien, chaque fois que l’artiste sort un nouvel opus, je prends le temps de l’écouter à la recherche de morceaux sympas, voire très sympas. Je dois reconnaître que les deux premiers extraits de ce nouvel album ne m’ont pas tellement convaincue. 

Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas le genre de chose qui risque de m’empêcher de laisser sa chance à cet opus. Fidèle pour toujours aux artistes que j’apprécie. 

Oui mais voilà, je dois bien reconnaître que j’ai terminé l’écoute avec une certaine déception. Jeanne Cherhal signe donc l’album que j’ai le moins aimé de toute sa carrière. Non pas qu’il soit mauvais, loin de là d’ailleurs. Il s’écoute très bien, trop bien peut-être. Il n’a pas su capter mon attention, je suis restée globalement en dehors de ses thématiques, de ses paroles, de ses musiques. Alors non, ce n’est pas un album à jeter, il passe très bien en fond, mais je lui reprocherai de ne pas me donner envie de le réécouter par la suite.

A une exception près ! Oui, heureusement, le titre de fermeture de l’album relève considérablement le niveau pour moi. Après une écoute un poil mollassonne, voilà que la dernière chanson de l’opus « Un adieu » vient briser la monotonie et délivre un très joli texte, une jolie mélodie également. Grâce à ce titre, je conseillerai tout de même de découvrir « L’an 40 » dans son intégralité, car les goûts et les couleurs, cela reste toujours très subjectif. 

Stephan Eicher – Homeless Songs

Stephan Eicher fait partie de ces artistes que j’aime beaucoup sans pour autant apprécier l’intégralité de sa carrière. A chaque album, je sais qu’il y aura de quoi me contenter autant que de quoi ne pas attirer mon attention. 

J’ai donc écouté avec attention son nouvel opus et je dois dire que j’ai beaucoup aimé. Bon alors, pas tout, comme prévu, mais n’empêche que certains titres se démarquent véritablement. Mention spéciale pour le trio avec Miossec et Axelle Red sur « La fête est finie ». 

Je note aussi les morceaux « Toi et ce monde » ainsi que « Prisonnière » comme étant des petites pépites à découvrir. 

 

Rose – Kerosene

Je vous préviens, perte de toute objectivité à partir de maintenant. Alors non, je ne suis pas une fan absolue de Rose même si j’ai de suite accroché sur son univers lorsqu’elle a sorti « La liste ». Oui, depuis le début donc. A chaque album, j’ai suivi ce qu’elle a fait en y trouvant de véritables titres formidables. 

J’écoute toujours avec le même plaisir un « Ciao bella », un « Je ne viendrai pas demain » ou encore « Chez moi » , que quand j’ai découvert ces morceaux. Oui mais alors, que pouvait bien proposer Rose pour son nouvel opus ? Une introspection. 

Et c’est au détour du second extrait de celui-ci que l’on a pu se rendre compte que le voyage allait être aussi lourd que plein de légèreté, car Rose sait marier les deux avec brio.

Une plongée directe dans ce qu’est la véritable chanteuse, non pas en tant qu’artiste mais en tant que personne. Et là, il n’y a pas à dire, Rose / Keren ne s’est pas loupée. Elle offre un album tout en douceur, allant des plus noirs démons au plus lumineux des espoirs. A écouter dans l’ordre, les titres vous offrent un chapitre précis de la vie de l’artiste et on s’y retrouve. Qu’importe si l’on a vécu ou pas la même chose, au delà de ses propres démons, elle évoque les démons de tout le monde, ou presque. 

Ce serait difficile de vous parler de chaque titre individuellement, déjà parce qu’ils sont tous très bons, et surtout parce qu’ils sont intimement liés. Ils précèdent d’ailleurs la sortie d’un livre, qui sera également relié à ces chansons.

Au final, on n’oubliera pas de « toujours secouer la tête ».

Vale Poher et Elisa Erka

Ce sont les deux EP de la semaine que j’ai découvert. Là encore, je n’ai pas tout gardé. 

Dans le cas d’Elisa Erka que je ne connaissais pas du tout, à l’écoute des premiers titres de l’EP « Corps météo », je me suis dit qu’il y avait un potentiel, quelque chose, une graine. Suffisamment pour me donner envie d’écouter le reste jusqu’à tomber sur LE morceau intitulé « Pardonne-moi ». Et là, je dois dire que pour moi, tout y est. La voix, la musique et le texte. 

Je vous laisse apprécier.

Concernant Vale Poher, je connaissais déjà et son nouvel EP est très sympa, une jolie écoute, agréable. J’en retiens surtout les titres « Jt’avoue » et « Panorama Verlaine ». 

Les singles

Côté single, j’ai conservé quelques titres que j’ai trouvé sympas. Pas forcément à écouter en toutes circonstances, ça c’est selon les humeurs, mais voilà ce que j’ai retenu. 

Cœur de Pirate – Femme Like U

La majorité d’entre vous devrait l’avoir compris, il s’agit d’une reprise (très modifiée tout de même), de K-maro qui avait rencontré un gros succès avec ce morceau. Je dois dire que la version de Coeur de Pirate m’a plutôt séduite.

Arcadian – Lassitude

Jusque là, Arcadian n’avait jamais réussi à retenir mon attention. Pour le coup, mission accomplie avec le nouveau single « Lassitude » qui me rend curieuse sur l’album à venir. Le titre me fait penser à du L.E.J. au masculin (un peu), et j’adore l’univers de ce groupe féminin justement. 

Amoure – Origami

J’avais bien aimé le single précédent « Strasbourg », mais pour le coup, j’ai trouvé « Origami » très frais, léger et dansant. Idéal pour accompagner les soirées entre potes. 

Baden Baden – Beach

Ne vous fiez pas au titre de cette chanson, c’est bien un texte en français que vous retrouverez. Baden Baden n’est pas une récente découverte pour moi mais je suis ravie d’avoir un nouveau titre à me mettre sous la dent, d’autant qu’il est juste ce qu’il faut d’enivrant. 

Bandit Bandit – Pixel

Dans la catégorie « découverte de la semaine », je vous propose Bandit Bandit que je ne connaissais pas, avec le titre « Pixel ». 

Delta – A l’envers à l’endroit

On poursuit dans les découvertes de la semaine avec Delta et le titre « A l’envers à l’endroit ».

Lonepsi & Tsew the kid – relations

On change d’univers parce que je fais partie de ceux qui pensent qu’il y a du bon dans tous les styles et c’est Lonepsi et Tsew the kid qui nous le prouvent avec leur duo sur « Relations ». 

TRENTE – Meilleur

TRENTE n’est pas une découverte pour moi, pourtant, chaque nouveau titre en est une tant il peut faire le grand écart entre les styles. Encore une réussite, pour moi. 

Maëlle – Le pianiste des gares

C’est le quatrième extrait de son futur album que Maëlle a dévoilé cette semaine. « Le pianiste des gares » s’écoute agréablement, comme les morceaux précédents, même si on n’atteint pas la magie de « Toutes les machines ont un cœur », cela reste très honnête et de bonne production. 

La troupe de l’Art Scène Théâtre

Je vais terminer par un petit plaisir personnel. Connaissant personnellement certaines des personnes travaillant autour de ce beau projet, et du fait que le premier titre extrait de leur prochain spectacle a été diffusé ce vendredi, je ne pouvais pas passer à côté en ne vous en parlant pas.

Se tiendra au Zénith de Pau, en mars 2020 (réservations déjà disponibles), un spectacle sur Dracula, sur les airs de Mylène Farmer et Laurent Boutonnat. A cette occasion, le premier titre extrait de ce spectacle est « A-t-on jamais », dans une version toute nouvelle.