Les sorties de la semaine !

Ami(e)s amoureux(ses) de musique, chaque vendredi est un peu le meilleur jour de la semaine puisqu’il annonce les sorties albums et singles de tout un tas d’artistes que l’on aiment, ou pas d’ailleurs. 

Cette semaine, plusieurs pépites au programme. On va passer en revue les sorties albums de Jeanne Cherhal, Rose ou encore de Stephan Eicher.

Côté singles, il y a également eu de quoi faire entre le nouveau Maëlle, Amoure, Arcadian ou encore TRENTE.

Jeanne Cherhal – L’an 40

Je suis Jeanne Cherhal depuis ses débuts et, comme vous l’imaginez bien, chaque fois que l’artiste sort un nouvel opus, je prends le temps de l’écouter à la recherche de morceaux sympas, voire très sympas. Je dois reconnaître que les deux premiers extraits de ce nouvel album ne m’ont pas tellement convaincue. 

Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas le genre de chose qui risque de m’empêcher de laisser sa chance à cet opus. Fidèle pour toujours aux artistes que j’apprécie. 

Oui mais voilà, je dois bien reconnaître que j’ai terminé l’écoute avec une certaine déception. Jeanne Cherhal signe donc l’album que j’ai le moins aimé de toute sa carrière. Non pas qu’il soit mauvais, loin de là d’ailleurs. Il s’écoute très bien, trop bien peut-être. Il n’a pas su capter mon attention, je suis restée globalement en dehors de ses thématiques, de ses paroles, de ses musiques. Alors non, ce n’est pas un album à jeter, il passe très bien en fond, mais je lui reprocherai de ne pas me donner envie de le réécouter par la suite.

A une exception près ! Oui, heureusement, le titre de fermeture de l’album relève considérablement le niveau pour moi. Après une écoute un poil mollassonne, voilà que la dernière chanson de l’opus « Un adieu » vient briser la monotonie et délivre un très joli texte, une jolie mélodie également. Grâce à ce titre, je conseillerai tout de même de découvrir « L’an 40 » dans son intégralité, car les goûts et les couleurs, cela reste toujours très subjectif. 

Stephan Eicher – Homeless Songs

Stephan Eicher fait partie de ces artistes que j’aime beaucoup sans pour autant apprécier l’intégralité de sa carrière. A chaque album, je sais qu’il y aura de quoi me contenter autant que de quoi ne pas attirer mon attention. 

J’ai donc écouté avec attention son nouvel opus et je dois dire que j’ai beaucoup aimé. Bon alors, pas tout, comme prévu, mais n’empêche que certains titres se démarquent véritablement. Mention spéciale pour le trio avec Miossec et Axelle Red sur « La fête est finie ». 

Je note aussi les morceaux « Toi et ce monde » ainsi que « Prisonnière » comme étant des petites pépites à découvrir. 

 

Rose – Kerosene

Je vous préviens, perte de toute objectivité à partir de maintenant. Alors non, je ne suis pas une fan absolue de Rose même si j’ai de suite accroché sur son univers lorsqu’elle a sorti « La liste ». Oui, depuis le début donc. A chaque album, j’ai suivi ce qu’elle a fait en y trouvant de véritables titres formidables. 

J’écoute toujours avec le même plaisir un « Ciao bella », un « Je ne viendrai pas demain » ou encore « Chez moi » , que quand j’ai découvert ces morceaux. Oui mais alors, que pouvait bien proposer Rose pour son nouvel opus ? Une introspection. 

Et c’est au détour du second extrait de celui-ci que l’on a pu se rendre compte que le voyage allait être aussi lourd que plein de légèreté, car Rose sait marier les deux avec brio.

Une plongée directe dans ce qu’est la véritable chanteuse, non pas en tant qu’artiste mais en tant que personne. Et là, il n’y a pas à dire, Rose / Keren ne s’est pas loupée. Elle offre un album tout en douceur, allant des plus noirs démons au plus lumineux des espoirs. A écouter dans l’ordre, les titres vous offrent un chapitre précis de la vie de l’artiste et on s’y retrouve. Qu’importe si l’on a vécu ou pas la même chose, au delà de ses propres démons, elle évoque les démons de tout le monde, ou presque. 

Ce serait difficile de vous parler de chaque titre individuellement, déjà parce qu’ils sont tous très bons, et surtout parce qu’ils sont intimement liés. Ils précèdent d’ailleurs la sortie d’un livre, qui sera également relié à ces chansons.

Au final, on n’oubliera pas de « toujours secouer la tête ».

Vale Poher et Elisa Erka

Ce sont les deux EP de la semaine que j’ai découvert. Là encore, je n’ai pas tout gardé. 

Dans le cas d’Elisa Erka que je ne connaissais pas du tout, à l’écoute des premiers titres de l’EP « Corps météo », je me suis dit qu’il y avait un potentiel, quelque chose, une graine. Suffisamment pour me donner envie d’écouter le reste jusqu’à tomber sur LE morceau intitulé « Pardonne-moi ». Et là, je dois dire que pour moi, tout y est. La voix, la musique et le texte. 

Je vous laisse apprécier.

Concernant Vale Poher, je connaissais déjà et son nouvel EP est très sympa, une jolie écoute, agréable. J’en retiens surtout les titres « Jt’avoue » et « Panorama Verlaine ». 

Les singles

Côté single, j’ai conservé quelques titres que j’ai trouvé sympas. Pas forcément à écouter en toutes circonstances, ça c’est selon les humeurs, mais voilà ce que j’ai retenu. 

Cœur de Pirate – Femme Like U

La majorité d’entre vous devrait l’avoir compris, il s’agit d’une reprise (très modifiée tout de même), de K-maro qui avait rencontré un gros succès avec ce morceau. Je dois dire que la version de Coeur de Pirate m’a plutôt séduite.

Arcadian – Lassitude

Jusque là, Arcadian n’avait jamais réussi à retenir mon attention. Pour le coup, mission accomplie avec le nouveau single « Lassitude » qui me rend curieuse sur l’album à venir. Le titre me fait penser à du L.E.J. au masculin (un peu), et j’adore l’univers de ce groupe féminin justement. 

Amoure – Origami

J’avais bien aimé le single précédent « Strasbourg », mais pour le coup, j’ai trouvé « Origami » très frais, léger et dansant. Idéal pour accompagner les soirées entre potes. 

Baden Baden – Beach

Ne vous fiez pas au titre de cette chanson, c’est bien un texte en français que vous retrouverez. Baden Baden n’est pas une récente découverte pour moi mais je suis ravie d’avoir un nouveau titre à me mettre sous la dent, d’autant qu’il est juste ce qu’il faut d’enivrant. 

Bandit Bandit – Pixel

Dans la catégorie « découverte de la semaine », je vous propose Bandit Bandit que je ne connaissais pas, avec le titre « Pixel ». 

Delta – A l’envers à l’endroit

On poursuit dans les découvertes de la semaine avec Delta et le titre « A l’envers à l’endroit ».

Lonepsi & Tsew the kid – relations

On change d’univers parce que je fais partie de ceux qui pensent qu’il y a du bon dans tous les styles et c’est Lonepsi et Tsew the kid qui nous le prouvent avec leur duo sur « Relations ». 

TRENTE – Meilleur

TRENTE n’est pas une découverte pour moi, pourtant, chaque nouveau titre en est une tant il peut faire le grand écart entre les styles. Encore une réussite, pour moi. 

Maëlle – Le pianiste des gares

C’est le quatrième extrait de son futur album que Maëlle a dévoilé cette semaine. « Le pianiste des gares » s’écoute agréablement, comme les morceaux précédents, même si on n’atteint pas la magie de « Toutes les machines ont un cœur », cela reste très honnête et de bonne production. 

La troupe de l’Art Scène Théâtre

Je vais terminer par un petit plaisir personnel. Connaissant personnellement certaines des personnes travaillant autour de ce beau projet, et du fait que le premier titre extrait de leur prochain spectacle a été diffusé ce vendredi, je ne pouvais pas passer à côté en ne vous en parlant pas.

Se tiendra au Zénith de Pau, en mars 2020 (réservations déjà disponibles), un spectacle sur Dracula, sur les airs de Mylène Farmer et Laurent Boutonnat. A cette occasion, le premier titre extrait de ce spectacle est « A-t-on jamais », dans une version toute nouvelle. 

Interview DEMAGO : « L’art est une morsure dévorante » !

Je vous en ai déjà parlé et pour cause, j’aime énormément le travail du groupe français DEMAGO. Il a fallu attendre longtemps pour que celui-ci fasse son retour mais la patience a payé puisque l’EP sorti en début d’année, qui est en fait le premier volet d’un projet en plusieurs étapes, m’a totalement convaincue.

Entre des textes et des sonorités qui ne se contentent pas de rester sur des acquis mais, au contraire, de toujours tenter de se surpasser, DEMAGO est un groupe à ne pas manquer et j’ai eu la chance de pouvoir poser mes questions aux deux protagonistes plein de talent de celui-ci. Je vous propose de découvrir cet échange.

DEMAGO c’est qui ? C’est quoi ? Comment est né votre groupe au départ ?


Demago, c’est Maun et Bleach, la rencontre improbable d’un punk et d’un fou de funk sur les bancs de la FAC d’anglais.


Comment avez-vous choisi le nom de votre groupe ? Pourquoi DEMAGO ?

On a choisi ce nom car c’était pour nous une notion forte, politique, qui s’inscrivait au cœur de la société dans laquelle on évolue. Aujourd’hui d’ailleurs, on s’appellerait plutôt « Populiste » (rires). Ça nous permettait aussi d’avoir du second degré à l’égard de ce que l’on pouvait chanter, d’où cette formule, « chanter sérieusement sans se prendre au sérieux. »


Entre l’album Hôpital et l’EP Au cœur de l’atome, une bonne décennie s’est écoulée. Aviez-vous besoin de vous recentrer pour pouvoir recommencer à créer ?


On n’a jamais arrêté de travailler, on a travaillé pratiquement tous les jours pendant cette décennie. On a fait trois ou quatre albums dont aucuns n’ont vu le jour car on en était pas suffisamment content en terme d’identité. Dans une certaine mesure, on a compris qu’on cherchait quelque chose qui n’existait pas. Cet épisode a été long, trop long. Quand on y repense, c’était une erreur de se diriger vers une pureté artistique mais c’est comme ça. C’est notre histoire et elle fait partie de notre parcours. A nous de rattraper le temps, et ça c’est possible. A nous de vivre la vie qu’on s’est imaginée.


On sent diverses influences dans vos morceaux, et d’ailleurs, en parlant de ça, qu’est ce que vous aimez musicalement, qu’est-ce qui vous inspire chez d’autres artistes ?

Dans un premier temps, on fait la musique qu’on a envie d’écouter. Les influences sont très variées, elles vont du rock progressif, au hip-hop, à la musique du monde, au classique, à la musique afro-américaine. On ne s’interdit rien. Ça balaye large, de Radiohead, Godspeed, James Brown, Miles Davis, Pink Floyd, Kery James, Eminem, Camille, Ghinzu, System of A Down. La liste est longue. La majorité de ces artistes ont une patte inégalable, un style propre, une personnalité bien distincte. Tout ce qu’on aime.

Et s’il n’y avait qu’une chanson à choisir pour surplomber toutes les autres, laquelle choisiriez-vous ?

Si on parle de Demago, Cinq minutes est un titre fort car il convoque l’être face au néant. Cette fin qui nous guette tous et qui implique de se penser soi comme empreinte, comme trace dans le gigantesque patchwork qu’on appelle l’humanité. Cette chanson est un témoignage de désir, de profondeur de vie, le fil et sa pelote. Il y a comme un voyage pendant ces cinq minutes, une ivresse. Un air chargé d’énergie, d’épaisseur, d’une conscience de soi poussé au firmament pour en donner un objet esthétique. La recherche de l’art dans quelque chose de formel.

On vous laisse juge de la puissance du titre « 5 dernières minutes » !


Dans quelles conditions sont écrites et composées vos chansons ?

Dans un premier temps, on compose chacun dans notre coin, en étant relativement solitaire. Dans un second temps, on s’envoie les morceaux. On échafaude, on bâtit, on détruit ou on valide les choses de l’autre. Après de multiples échanges de fichiers (qui peut être processus extrêmement long et épuisant), la dernière mouture s’effectue dans une session collective avec réunion du « bureau politique » (Maun& Bleach). Ensuite on finalise en studio et la chanson part au mix. Cela a l’air simple en quelques phrases mais ça l’est pas du tout.


On ressent que vous aimez particulièrement parler de la société dans vos titres, est ce dans celle-ci que vous estimez trouver la meilleure inspiration ?

La société est en effet au cœur de l’écriture car l’Homme est un animal social. Il s’enrichit de la multiplicité et des regards. Il partage des langues, des cultures, des différences. Tout n’est qu’altérité. A cet égard, nous sommes comme dans un poste d’observation, à disséquer la réalité qui nous interpelle. Les facteurs de désillusion et d’inquiétudes y sont foisonnants. C’est aussi pour cela que les thèmes abordés dans les chansons ne sont pas très drôles. La position qui est la nôtre observe un monde malade, un monde balafré au sein duquel il nous semble difficile de chanter l’amour par exemple. D’autres le font très bien, c’est parfait.


Si vous deviez résumer votre travail artistique en quelques mots, ce serait lesquels ?

Désir. Obstination. Plaisir. Détail. Nécessité. L’art est une morsure dévorante.


On a bien compris que d’autres projets sont à venir, pouvez-vous nous en dire davantage ?


On va sortir à la rentrée un deuxième E.P qui s’appelle « BATTEMENT » et qui est la suite du Cœur de l’Atome. On y retrouve toute l’urgence présente dans le travail du collectif. On a travaillé également sur des reprises de chansons qui nous tenaient à cœur qu’on va sortir tout prochainement et qui nous permettent de sortir de notre zone de confort. On travaille aussi sur un troisième EP qui est à l’état embryonnaire mais où la ligne artistique est déjà bien dégrossie. Le groupe est en ce moment dans une très bonne dynamique créative, et plus on fait, plus on a envie de faire!

Pour finir, concernant les lecteurs, fans de votre travail ou en devenir, que voudriez-vous leur dire ?


On voudrait évidemment les remercier de continuer à nous suivre. Ils vont bientôt se régaler d’un bon nombre de surprises. On espère sincèrement qu’ils apprécieront l’univers bien singulier de nos projets futurs. Le temps nous le dira.


Quelque chose à ajouter ?


M : Un petit conseil lectures d’un livre bouleversant « Jours Sans Faim » de Delphine de Vigan qui est un livre sublime sur la dualité entre le corps et l’esprit. Un ouvrage d’une profondeur qui frôle le génie en 120 pages. Une lecture douloureuse, intense qui fait de la littérature cet art si incontournable.


B : 

Je vous conseille de découvrir d’autres titres de DEMAGO, disponibles sur différentes plateformes comme Youtube, Spotify, Deezer etc…

Chaîne Youtube DEMAGO

Vous procurer l’EP : Au cœur de l’atome

Au cœur de l’univers de DEMAGO !

Crédit photo : DEMAGO

11 ans ! Qu’est ce que c’est long comme attente pour retrouver un groupe que l’on apprécie tout particulièrement et qui n’a pourtant fait ses preuves qu’au travers d’un seul album… mais pas des moindres !

En 2008 donc, DEMAGO débarque avec l’opus « Hôpital » qui renferme une des chansons que je préfère, toutes musiques confondues. Ce titre, c’est « Joe », qui me fait toujours autant vibrer qu’à sa première écoute datant d’il y a pas mal d’années maintenant, si vous avez bien suivi.

Alors, début 2019, convaincue que le groupe a abandonné toute idée de récidive, voilà que j’apprends que celui-ci prépare son retour par le biais d’un EP intitulé « Au cœur de l’atome » !

Teaser officiel de cet EP !

Honnêtement ? J’ai trouvé tous les titres de cet EP très bons, agréables à écouter, avec des paroles justes, à commencer par « Paris ne répond plus » que je vous conseille d’écouter, de découvrir et de savourer.

Pour autant, ce n’est pas le seul morceau à retenir, je vous l’ai dit, l’EP est très bon. Je fais une mention spéciale pour « 5 dernières minutes » qui frôle, à mon sens, le génie dont est capable le groupe. Une chanson qui va jusqu’au bout de sa démarche tant dans le texte que dans ses sonorités.

« Alors il ne restera plus rien… »

Si vous avez apprécié le voyage musical, dans ce cas, il me semble TRES important de préciser que l’EP « Au cœur de l’atome » n’est en fait que le début de l’histoire du retour de DEMAGO puisque c’est officiel, un second EP verra le jour dans le courant du mois de mai. Pour la date, il faudra encore un peu patienter, mais l’information a bien été lancé et je n’ai qu’une hâte, c’est de découvrir le contenu de ce nouveau projet. Et vous ?

Tessa B dévoile le clip de « Repose en paix » !

Pour le coup, on ne se trouve pas nécessairement dans ce qui m’attire le plus en musique, du moins de prime abord, et pourtant il m’arrive d’être séduite par certains morceaux hors de ma zone de confort. D’ailleurs, c’est ce que je recherche la plupart du temps, la découverte…

Récemment, c’est Tessa B qui m’a apporté cette découverte justement. Et la subtilité a voulu que ce ne soit pas vraiment sa musique ou sa voix qui m’ont interpellée, mais plutôt la qualité du texte de sa chanson « Repose en paix ».

Vocalement, la jeune femme se défend bien, musicalement, c’est un style qui glisse tout seul, mais comme dit au dessus, ce sont bien les paroles qui se détachent complètement. Du coup, si vous avez déjà écouté le morceau sans avoir fait attention à celui-ci, je vous invite à vous y pencher de plus près…

Question clip, il est visuellement bien réalisé sans pour autant s’étendre en fioriture inutile. Rien d’exceptionnel mais complètement adéquat avec le thème de la chanson.


Nach installe son univers avant la sortie de son nouvel album !

Crédit photo : Pixabay

La première fois que j’ai entendu la voix de Nach, ce fut lors de la sortie du single « Âme mélodique » qui a précédé la sortie de l’album baptisé, tout simplement, « Nach ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai de suite accroché à son univers.

Alors quand j’ai su que l’artiste ferait son retour cette année, croyez bien que je suis restée aux faits de son actualité afin de ne pas en louper une miette. Et si la chanteuse ne dévoilera son nouvel opus que le 24 mai prochain, elle a déjà semé quelques miettes de celui-ci, grâce aux trois titres qui sont déjà disponibles. A commencer par l’excellent « Allô » !

Vendredi dernier, ce n’est pas un mais deux titres qu’elle a révélés au public, avec « Dans les yeux de ma mère » et « Mon tout à toi » !

Nach dispose d’un bel héritage familial puisqu’elle est issue d’une famille d’artistes… Si je vous dis Chedid ? Quoi qu’il en soit, elle n’a pas besoin de s’appuyer sur son nom pour faire transparaître son talent qui donne une certaine impatience de découvrir son album !

Alice et Moi dévoile son nouveau clip !

Crédit photo : Pixabay

Sorti le 22 février dernier, l’EP « Frénésie » d’Alice et Moi ne m’a pas laissé indifférente. La connaissant depuis quelques mois déjà, j’attendais avec impatience celui-ci et je dois dire que je n’ai pas été déçue.

Porté par le titre « C’est de la frénésie », je me suis de suite laissée embarquer dans son univers, une nouvelle fois.

Ce titre faisant suite à l’excellent « J’veux sortir avec un rappeur », je m’impatientais donc de découvrir cet EP qui, je dois bien l’avouer, m’a totalement séduite.

Et pour poursuivre la promotion de son EP, Alice et Moi a sorti aujourd’hui même son nouveau clip, illustrant joliment le titre « Je suis all about you », que je vous propose de découvrir sans plus attendre !

Enfin, si vous en avez la curiosité, sachez qu’il y a d’autres titres à découvrir de la chanteuse et qu’ils sont tous dans cette veine, alors si vous accrochez, n’hésitez pas à avoir la curiosité de pousser plus loin votre découverte !

Zazie démarre ses préliminaires aujourd’hui, l’occasion de revoir sa carrière !

Zazie à L’Atelier – Luxembourg (2016)

Qu’on se le dise tout de suite, sur cette chanteuse, je manque complètement d’objectivité tant je la suis depuis longtemps et tant j’aime ce qu’elle propose presque systématiquement.

Avec Zazie, l’histoire a débuté il y a longtemps, c’était en 1998 lorsque j’ai découvert le clip et surtout la chanson « Tous des anges », fraîchement sortie à l’époque.

Alors bien sûr, j’avais déjà entendu son opus précédent que je pensais être le premier même s’il n’en était rien, avec les titres comme « Zen » ou encore « Un point c’est toi », mais je ne devinais pas le talent qui se cachait derrière ces chansons si légères et populaires.

C’est donc au détour du troisième album de Zazie « Made in love », porté par le brillant single « Tous des anges », que j’ai découvert ce qui se cachait derrière et croyez moi, je ne m’en suis toujours pas remise. Bien au delà des singles sortis depuis le début de sa carrière, Zazie renferme de véritables bijoux dans ses albums. D’ailleurs, il en est un qui a frappé le public il y a longtemps, c’est le titre « J’envoie valser » qui a connu son succès bien plus grâce à Olivia Ruiz l’ayant repris dans la Star Ac’ à l’époque, que grâce à Zazie. Pour autant, cela n’empêche pas que ce morceau fait partie des titres de références de sa carrière et pourtant, celui-ci n’est jamais sorti autrement que sur album.

Après des merveilles comme le titre « Chanson d’ami » que les gens auront moins retenu que l’entêtant « Tout le monde », Zazie a poursuivi son chemin, flirtant avec un très joli succès. Ainsi, les albums « La Zizanie » et « Rodéo » ont su faire parler d’eux et pourtant, là encore, ce qu’on en retient n’est pas forcément le meilleur. A titre d’exemple, la plupart des gens se souviendront probablement de « Adam et Yves », une chanson sur l’homosexualité et surtout sur la tolérance, mais de cet album, il y a bien d’autres morceaux qui valaient et valent toujours le détour, à l’image de « On éteint », un titre qui continue de me toucher en plein cœur à l’heure d’aujourd’hui.

Ou encore le magnifique « Si j’étais moi » qui a fini par prendre toute sa dimension sur scène et, notez le, qui est de plus en plus puissant à chaque nouvelle tournée où Zazie l’interprète.

Je ne peux m’empêcher aussi de vous conseiller l’écoute, toujours tiré de l’album « La Zizanie », du titre « Qui m’aime me fuit » où l’artiste joue et use de sa capacité à jouer avec les mots et porte un message que l’on a tous ressenti au moins une fois me semble-t-il.

Vient ensuite l’album « Rodéo » porté par le single du même nom, évoquant les méfaits de la drogue, un sujet lourd que Zazie n’a pas peur d’évoquer parce que c’est aussi ça son meilleur atout, sa capacité à choisir des thématiques qui parlent, qui sont souvent des fléaux de société et qui trouvent forcément une oreille que cela soulage. Ceci dit, en ce qui me concerne, c’est la chanson « Oui » qui remporte la palme sur cet album notamment pour son message mais également pour ses magnifiques arrangements (surtout en live, car Zazie est avant tout une artiste de scène pour ceux qui l’ignoreraient).

Après son Rodéo Tour, Zazie revient en 2007 avec l’album « Totem » qui rencontrera un joli succès et pour cause puisqu’il contient les excellentes chansons « Je suis un homme » ou encore « J’étais là ». Mais puisque ce sont des titres que l’on connait plus facilement, je préfère vous proposer d’en découvrir un autre et j’ai choisi de mettre en avant « 7 déc » qui reste pour moi un morceau très efficace et tellement touchant.

En 2010, Zazie se lance dans un projet un peu particulier et dévoile l’album « 7 » qui ne rencontrera pas tellement son public. Sous forme de 7 CD et 49 titres, la chanteuse a voulu représenter chaque jour de la semaine sous diverses thématiques et effectivement, nous nous sommes retrouvés face à une oeuvre plus difficile à comprendre que les précédentes. Pourtant, l’opus en version 14 titres qui en a découlé n’en était pas moins bon puisqu’il contenait d’excellents titres que je vous propose de (re)découvrir, et pour se faire, je ne peux que commencer par le morceau « Polygame » qui reste, pour moi, une des plus grandes chansons de Zazie à ce jour.

On y retrouve également un magnifique duo avec sa fille, Lola, alors encore très jeune.

Ou encore un autre excellent duo, mais cette fois avec Aaron.

Le flop de cet album qui est loin d’être mauvais fera mal à la carrière de Zazie qui ne retrouvera pas son public à la sortie de l’opus suivant qui est, pour moi toujours, le meilleur de sa carrière (comme quoi) : « Cyclo » !

Jusque là, nous connaissions Zazie légère, sensible et fragile mais malgré tout optimiste, dans l’album « Cyclo », l’artiste s’est dévoilée sous un autre angle qui ne semble pas avoir trouvé les faveurs du public et pourtant… Dans cet album sorti en 2013, Zazie y interprète de très grandes chansons avec des textes tous plus émouvants les uns que les autres. Prenons en exemple la chanson « Je ne sais pas » qui pourrait, si vous écoutez bien les paroles et l’intention qu’elle y met, vous donner quelques frissons, d’autant que comme je suis très sympa, je vous ai cherché une version en public parce que je le répète, Zazie est avant tout une artiste de scène.

Plus dark dans son ensemble, l’album « Cyclo » renferme de véritables bijoux. Je ne vais tout de même pas tous vous les partager, non, je vous laisse le soin de faire vos propres recherches parce que la curiosité est une très bonne maladie dans ce genre de cas, mais tout de même, comment passer à côté de « Temps plus vieux » ou encore de « Vienne la nuit » très loin de son univers habituel, je vous l’accorde.

En 2015, malgré ses mauvaises ventes, Zazie fait son retour avec l’album « Encore heureux ». Alors coach dans l’émission The Voice, on aurait pu penser que cela aurait reboosté sa carrière mais il n’en fut rien. L’opus se vendra encore moins que « Cyclo » et Zazie fera un véritable retour non remarqué. En effet, l’artiste retourne à ses sources, peut-être encore trop timidement. Elle propose alors un album beaucoup moins sombre avec de grandes chansonsà l’image de « I love you all », faisant écho aux attentats sur un style musical malgré tout entraînant, sans pour autant que le public ne la suive complètement.

Mais la chanson qui, pour moi, remporte la palme est le « Adieu tristesse » qui sonne comme une promesse de revenir à ce qu’elle a toujours fait, ce style plus léger et populaire. Au revoir la triste Zazie, elle prépare forcément quelque chose…

Encore heureux ?

Et effectivement, Zazie préparait bien quelque chose, à savoir ses futures retrouvailles avec son public et c’est en mai 2018 que la magie a enfin opéré, à la sortie du single « Speed » que vous n’avez pas pu manquer puisqu’il a été diffusé partout, tout le temps, durant l’année.

Mais ne vous y fiez pas, l’album contient véritablement des merveilles et se contenter des singles proposés serait une erreur à mon sens. On retiendra par exemple le magnifique titre « Nos âmes sont » que j’ai eu la chance d’entendre en live lors de son showcase parisien, à la FNAC, en septembre 2018.

J’espère donc vous avoir donné envie d’en découvrir davantage sur la carrière de cette chanteuse, que dis-je ? De cette artiste qui débutera ses préliminaires (comme elle les a baptisées), ce soir en vue du grand lancement de sa tournée « Essenciel Tour » et cette fois, si vous voulez vraiment vous convaincre, je ne peux que vous conseiller d’y aller parce qu’en studio et en live, il y a un monde chez Zazie que vous ne pourrez véritablement saisir qu’en le vivant.